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AAC Exposer l’usine: enjeux d’une mise en visibilité, XVIIIe-XXIe siècle – date limite : 30 oct. 2026

Bâtiment administratif et restaurant d’entreprise de la Raffinerie de l’Île-de-France, actuellement plateforme TotalEnergies de Grandpuits (dossier d’Inventaire IA77050075). IVR11_20247700021NUC4A_detail (c) Stéphane Asseline, Région Île-de-France, 2024

Appel à communications des journées d’étude internationales et transdisciplinaires, Exposer l’usine : enjeux d’une mise en visibilité, XVIIIe-XXIe siècle, qui se dérouleront à Paris, en mars 2027. 

Les propositions d’interventions (400 mots maximum accompagnés d’une courte biographie) sont à envoyer aux membres du comité d’organisation avant le 30 octobre 2026

Les interventions pourront être en français ou en anglais. 

Comité scientifique
Anne-Laure Carré (musée des Arts et Métiers), Olivier Cinqualbre, Julie Corteville (ministère de la Culture, service des musées de France), Élise Dubreuil (musée d’Orsay), Lionel Dufaux (musée d’Orsay), Astrid Fontaine (Universcience), Marie-Laure Griffaton (musée de l’Air et de l’Espace), Yohann Guffroy (université de Genève), Odile Lassère (musée historique de Strasbourg), Ariane Mak (université Paris-Cité, ECHELLES), Pierre Maurer (Ensa Nancy), Christophe Morin (université de Tours, InTRu), Marie Thébaud-Sorger (CNRS, Centre Alexandre Koyré).

Comité d’organisation

Liliane Hilaire-Perez (université Paris-Cité/EHESS, ECHELLES/Centre Koyré), Audrey Jeanroy (université de Tours, InTRu), Nicolas Pierrot (service Patrimoines et Inventaire de la Région Île-de-France)

Argument

Poser la question de l’exposition du « monde industriel », à travers l’emblème de l’usine, du XVIIIe siècle à nos jours revient tout d’abord à définir le cadre dans lequel un lieu (l’usine mais aussi l’atelier, la fabrique, le lieu du travail et de la production), des femmes et des hommes (ouvriers.ères, ingénieurs.es, entrepreneurs.ses), des machines, des objets manufacturés (dont le design) et des représentations (peinture, arts graphiques, estampe, photographie, vitrail, sculpture, plan, maquette, film) ont fait l’objet d’une mise en visibilité. Tout en étant conscient que toute exposition peut soutenir des images : celle d’une marque façonnée par les industriels, d’un territoire, d’une branche, d’un mécène, d’une figure ou d’une institution. Cette exposition de l’usine par la sphère culturelle, à travers l’accélérateur de visibilité qu’est l’exposition (pérenne ou temporaire) et dans le cadre institutionnel du musée, n’a jamais tenu de l’évidence. Les témoignages de conservateurs et de commissaires d’exposition, même récents, illustrent bien la difficulté de cette monstration restée marginale, hors des lieux spécialisés et du phénomène de l’innovation[1]. Une innovation dont l’histoire de la promotion compte plusieurs manifestations spécifiques et des espaces dédiés, comme les salons[2]. L’innovation et la performance ne sont toutefois pas les seuls biais d’interprétation du monde industriel, car ils ont tendance à effacer des phénomènes plus pérennes comme la copie, l’achat de brevet, la production ordinaire, l’éclatement des modes de fabrication, la coexistence technologique ou la résistance au progrès.

Notre cadre d’interrogation pour cette journée d’études est le « musée » au sens large[3], c’est-à-dire s’éloignant de son usage courant contemporain (ICOM, 24 août 2022) pour embrasser tous ses accents et situations durant les siècles de la période observée. Spécialisé ou non, éphémère ou pérenne, inséré (dans l’espace industriel par exemple) ou indépendant, transdisciplinaire ou non, le « musée » est entendu ici sur le temps long comme le lieu vitrine d’une volonté de visibiliser l’effort de rationalisation ou de mécanisation du monde, à travers l’icône qu’est l’usine. Cette réflexion intègre donc, par exemple, les musées des Beaux-Arts, les musées d’arts appliqués, les musées des arts décoratifs, les conservatoires et musées des arts et métiers, les musées de société et de civilisation, les musées d’art moderne et contemporain, les FRAC, les centres d’art, les fondations d’art, les usines reconverties en musée, les écomusées, les cités des sciences, de l’industrie et du design, les expositions régionales, internationales et universelles, les musées d’entreprises, les musées des techniques et les salons professionnels. Les musées éclatés, de sites et « hors-les-murs » sont également concernés.

De ce fait, nous nous intéressons à l’exposition de façon élargie en observant les cadres institutionnels, les lieux, les mécènes, les publics, les voix, les réseaux et transferts, les objets, machines et représentations exposés dans leur diversité, les résistances et les mécanismes d’invisibilisation, le tout à l’échelle internationale, dans le but d’esquisser un premier paysage historique de ce phénomène. Loin de figer définitivement le constat d’une sous-représentation de l’usine – et même parfois d’un refus plus global de l’industrie dans le champ culturel –, nous tenterons de réfléchir à sa place et à ses représentations dans la sphère muséale en tenant compte des différentes actions qui environnent l’exposition : prospecter, acquérir, commander, collectionner, documenter, étudier et promouvoir.

Le point commun ici recherché est dans l’image, transmise et perçue, de l’usine dans sa diversité d’installation, de programme et d’équipement. Le terme est donc entendu ici dans son épaisseur historique comme un espace construit (avec édifice ou non) ou organisé en vue d’une production, regroupant homme, force, matériaux et machine. Nous nous intéressons ainsi à toutes les représentations de l’usine – réaliste, globale, partielle, simulée, fantasmée – quelle que soit la nature du processus industriel à l’œuvre, les définitions applicables aux sites observés (architecture industrielle, bâtiment-machine, zone d’extraction comprenant des bâtiments non pérennes) ou le symbolisme associé à l’image (promotion, revendication, contestation).

Si le phénomène de l’exposition doit nécessairement appartenir à une période allant du XVIIIe siècle à nos jours, l’usine présentée peut quant-à-elle remonter à des périodes plus anciennes tout en trouvant certains échos (concentration de l’espace du travail, usage d’une force motrice, sérialité) dans le moulin, l’officine, la fabrique, la manufacture ou l’atelier. L’ancienneté des sites est en soi un enjeu de la mise en visibilité à l’époque contemporaine ; il suffit de penser par exemple à la « forge catalane » de l’Exposition internationale de Barcelone en 1929-1930, dans le contexte d’affirmation du nationalisme catalan[4]. Les reconstitutions d’usines antiques et médiévales méritent ici d’être interrogées, y compris dans leurs visées pédagogiques, comme c’est le cas pour les moulins de Barbegal au musée départemental Arles Antique.

En questionnant le musée, à la fois filtre et récepteur du monde industriel, incarné par l’usine, nous cherchons à déterminer la place de cet espace dans l’énorme production culturelle et informationnelle (musique, littérature, imprimés, arts de l’image fixe, cinéma) associée à l’industrie. Suivant les travaux de Nathalie Grande et Chantal Pierre[5] sur la littérature, nous cherchons à comprendre dans quelle mesure l’image de l’usine est fabriquée par l’exposition et par le musée. Qu’en disent-ils, cachent-ils, trahissent-ils ? Comment accompagnent-ils les évolutions, les bienfaits et les maux de phénomènes profondément ancrés dans la construction des sociétés depuis le XVIIIe siècle. Quels récits de l’industrialisation et de ses conséquences ont-ils construits ? De quels discours, notamment politiques, sont-ils l’expression ? De quoi l’usine est-elle le symbole ? De quels imaginaires est-elle l’attribut ?

Le but étant de saisir les enjeux d’un phénomène peu théorisé et pourtant soutenu, sur une période qui a déjà connu plusieurs « révolutions industrielles » : mécanisation, extractivisme, naissance et affirmation du mouvement ouvrier, colonisation, américanisation, rationalisation, automatisation, informatisation, intégration des évolutions contemporaines de l’usine au temps de la décarbonation, de l’anthropocène et du « 4.0 », de l’usine verte à l’usine réenchantée. Ceci afin d’établir comment l’image et la perception de l’usine ont évolué dans un champ parallèle à ceux de la patrimonialisation des archives de l’industrie et des sites, notamment grâce aux travaux de l’Inventaire, des Monuments historiques et de l’archéologie industrielle.

Cette journée d’études s’intéresse enfin à la scène que représente le musée, dans son acception plus contemporaine, lorsqu’il s’agit d’évoquer des thématiques allogènes à la pratique artistique : l’usine, l’industrialisation, le monde industriel dans ses lieux et artéfacts.

Nous souhaitons ici mettre en valeur des études de cas permettant de cartographier, d’historiciser et de comparer les lieux où ces thématiques et cet objet « usine » (son contenant et/ou son contenu) se développent depuis le XVIIIe siècle, de préciser les enjeux singuliers et récurrents de ces expositions, d’en saisir les périodes clés où l’exposition résonne avec des évolutions en cours et enfin d’enrichir les connaissances sur ses promoteurs. Si une approche chrono-thématique sera sans doute finalement adoptée pour le programme des deux journées, nous proposons aux intervenants plusieurs axes transversaux de réflexion :

  • Histoire institutionnelle : la création mais également l’évolution de certains musées intègrent le monde industriel dans leurs thématiques privilégiées puis dans leur projet culturel et scientifique dont, par exemple, le Victoria and Albert Museum, le musée de l’Histoire allemande à Berlin, l’Union centrale des Arts décoratifs, le Centre de création industrielle, le musée d’Orsay ou l’éventail des musées de société irriguant les territoires. Le but ici n’est pas de revenir sur l’histoire de ces institutions mais de comprendre comment la thématique industrielle et l’objet usine les traversent. Quels sont les moments clés de cette affirmation ou de son refus ? Par quels concept, vocabulaire et idée cette affirmation prend-elle forme ? Quelle vision du « monde moderne » associé offrent-elles ?
  • Les promoteurs et leur mobilité professionnelle :la mobilité professionnelle des conservateurs.rices, attachés.ées, chercheurs.ses et commissaires d’exposition nous intéresse particulièrement car nous postulons que ces trajectoires disent beaucoup du développement de la thématique, de son acculturation comme de son rejet. Leurs projets d’exposition peuvent ici être mis en regard avec leur enseignement, leur recherche, leur proximité avec le monde industriel/entrepreneurial ou leur formation. Nous nous intéressons également aux mécènes de la promotion de l’usine, à leur désir de monstration et aux discours qu’ils cherchent à transmettre.
  • L’exposition comme projet, temps de recherche et événement :l’exposition comme événement est au centre de la journée d’études, qu’elle fut inaugurée ou restée à l’état de projet. La micro-histoire événementielle permet ici de questionner le contexte, les acteurs, le financement, la mise en œuvre, la liste d’œuvre, le discours, la scénographie, le public et la réception, immédiate et différée, de la manifestation muséale.  
  • Fétiche et mythe : en lien avec l’axe précédent, cet aspect interroge le statut, la valeur, la patrimonialisation et les fantasmes associés aux objets exposés et aux lieux visibilisés : l’objet/l’image devenu icône d’un monde complexe. Nous souhaitons notamment interroger le passage de l’objet manufacturé à « l’œuvre d’art » grâce au cadre du musée et à sa mise, ou non, en collection. Il s’agira ainsi de questionner le collectionnisme privé et public, le phénomène de l’acquisition et de la documentation de « l’œuvre » au sein du musée. Quels furent les obstacles ou encouragements administratifs, politiques et culturels à l’acquisition d’images ou d’objets permettant d’exposer l’univers de l’usine ?
  • L’usine, un emblème ? : cet axe interroge de façon resserrée la place du bâtiment usine et de ses chaînes opératoires dans les expositions muséales en essayant de saisir la.les manière.s de montrer les sites, les édifices, les installations et les manières de produire. Quels sont les dispositifs mis en place pour rendre la complexité de sites qui évoluent dans le temps ? Comment se construit et s’émancipe l’image iconique, gravée ou dessinée puis photographique, de l’usine ? Comment ces images circulent-elles et croisent-elles des campagnes photographiques et des politiques de l’image plus larges ?
  • L’artiste de l’industrie : L’une des caractéristiques de ce champ de production d’expositions est l’émergence d’une figure particulière d’artiste : l’artiste de l’industrie. Cette partie cherche à déterminer quel est le rôle du musée/de la collection dans l’ancrage historiographique de cet artiste de l’entre-deux mondes qui naît avec l’industrie et quel rôle joue le bâtiment usine (vue de l’intérieur ou de l’extérieur) dans le champ de ses représentations. Quels artistes de l’industrie (peintre, photographe, cinéaste, designer) ont déjà été mis sur le devant de la scène et lesquels restent dans leur ombre ? Quelles sont ses caractéristiques ? N’est-il qu’un observateur attentif ou doit-il participer lui-même de l’effort productif pour mériter ce qualificatif ? Quelle place ses productions hors de l’espace industriel ont-elles dans la réception de son œuvre ? Quel segment occupent-ils dans une histoire de l’art qui se renouvelle fortement depuis le début des années 2000 ? Enfin, l’ingénieur/l’inventeur, promu dans ce même cadre, ne peut-il pas être considéré comme l’autre « artiste de l’industrie » ?

Minoterie appelée Grands Moulins de Corbeil (dossier d’Inventaire IA91001069). Ancienne centrale thermique construite en 1920 et convertie en réfectoire v. 1950. Désaffecté depuis 2005. IVR11_20209100605NUC4A (c) Philippe Ayrault, Région Île-de-France, 2020.

Liste indicative d’expositions muséales au XXe siècle (non exhaustive)

« Die industrie in der Bildenden Kunst » (Kunst Museum, Essen, 1912), « Machine Art » et « Useful Household Objects under $5.00 » (MoMA, 1938), « Robert Maillart : Engineer » (MoMA, 1947), « Formes utiles » (UCAD/Pavillon de Marsan, 1949-1950), « 8 Automobiles » (MoMA, 1951), « Les Peintres témoins de leur temps : le travail » (Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 1951), « Au pays des mines » (André Fougeron, galerie Bernheim-Jeune, 1951), « Les Artistes et les usines à fer » (musée des Beaux-Arts de Liège, 1955), « Les Mines, les forges et les arts » (musée des Travaux publics, Paris, 1955), « Art et travail » (musée d’Art et d’Histoire, Genève, 1957), « Art et Travail » (Palais des Beaux-Arts, Charleroi, 1958), « Forces et rythmes de l’industrie : Reynold Arnould » (UCAD, Pavillon de Marsan, 1959), « Formes industrielles : une exposition internationale » (UCAD, Pavillon de Marsan, 1963), « Baccarat 1764-1964 » et « Christofle : 100 ans d’avant-garde de Napoléon III à nos jours » (UCAD, Pavillon de Marsan, 1964), « Forschung und Technik in der Kunst » (Bürgermeister-Ludwig-Reichert-Haus, Ludwigshafen am Rhein, 1965), « Tricentenaire de Charleroi. Maximilien Luce » (Palais des Beaux-Arts, Charleroi, 1966), « Le Musée dans l’usine : collection Peter Stuyvesant » (UCAD, Pavillon de Marsan, 1966), « Art and the Industrial Revolution » (City Art Gallery, Manchester, 1968), « Qu’est-ce que le Design ? » (UCAD, CCI, Paris, 1969-1970), « Bernhard och Hilla Becher : form genom funktion » (Moderna Museet Stockholm, Malmö, 1970), « Bolide Design : voitures de course » (UCAD, Pavillon de Marsan, 1970), « L’Usine. Travail et architecture » (CCI, Pavillon de Marsan, 1973), « Social Concern and the Worker : French Prints from 1830-1910 » (Salt Lake City, Utah Museum of Fine Arts, The Cleveland Museum of Art, Indianapolis Museum of Arts, 1973-1974), « Projects : Bernhard and Hilla Becher » (MoMA, 1975-1976), « François Bonhommé dit le Forgeron » (Musée du fer, Jarville-la-Malgrange, 1976), « La Représentation du travail : mines, forges, usines » (écomusée de la Communauté urbaine Le Creusot-Montceau-les-Mines, Château de la Verrerie, 1977), « Le travail et ses représentations » ( Maison de la Culture, Grenoble, 1978), « Architecture d’ingénieurs XIXe et XXe siècles » (CCI, Centre Pompidou, 1978-1979), « Kunst und Technik in der 20er Jahren » ( Städische Galerie im Lenbachhaus, Munich, 1980), « American Realism and the Industrial Age » (Cleveland Museum of Art, Lakewood, Kenneth C. Beck Center, Colombus, Museum of Art, 1981), « Images du travail : peintures et dessins des collections françaises » (Musée national Fernand Léger, Biot, 1985), « Lieux ? de travail » (CCI, Centre Pompidou, 1986), « L’usine et la ville. 150 ans d’urbanisme, 1836-1986 » (IFA, Paris, 1986), « L’industrie Thonet » (musée d’Orsay, 1986-1987), « Joseph Wright of Derby, 1734-1797 » (Tate Gallery, Londres, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1990), « Les Schneider, le Creusot. Une famille, une entreprise, une ville, 1836-1960 » (musée d’Orsay, 1995), « La mine en son miroir » (Musées de Saint-Étienne, 1995), « François Bonhommé, peintre témoin de la vie industrielle au XIXe siècle » (musée de l’Histoire du Fer, Jarville-le-Malgrange, 1996), « Menzel (1815-1905), la névrose du vrai » (Musée d’Orsay, Paris, National Gallery of Art, Washington, Alte Nationalgalerie, Berlin, 1997), « Paysage industriel à Vienne, d’usines en usines » (musée des Beaux-Arts et d’archéologie, Vienne, 1998), « Raymond Rochette, dessins. L’industrie source d’inspiration de l’œuvre d’art » (écomusée de la Communauté urbaine Le Creusot-Montceau-les-Mines, 1997-1998), « Des cheminées dans la plaine, 1830-1930 » (musée d’Art et d’histoire, Saint-Denis, 1998), « L’Œil, le geste et l’espace. Une histoire de la représentation du travail » (centre des Archives du monde du travail, Roubaix, 1998), « Travail et banlieue, 1880-1980 : regards d’artistes » (musée de l’Île-de-France, Sceaux, 2001), « Des plaines à l’usine : images du travail dans la peinture française de 1870 à 1914 » (musée des Beaux-Arts de Dunkerque, 2001-2002), « Die zweite Schöpfung, Bilder der industriellen Welt vom 18. Jahrhundert bis in die Gegenwart » (Deutsches Historisches Museum, Berlin, 2002), « Papetiers des Alpes » (musée Dauphinois, 2005), « Les artistes et l’usine, 1850-1950 » (musée d’Art et d’histoire, Belfort, 2009), « Feuerländer » (LVR-Industriemuseum, Oberhausen, 2010), « Félix Thiollier (1842-1914), photographies » (musée d’Orsay, 2012-2013), « Les Paris de l’industrie, 1750-1920 » (réfectoire des Cordeliers, 2014), « Le monde de Paul-Martial : les choses ordinaires » (Kunstmuseum basel, 2014), « L’art et la machine » (musée des Confluences, Lyon, 2015-2016), « Des machines au service du peuple » (Familistère de Guise, 2017), « Les villes ardentes. Art, travail, révolte 1870-1914 » (musée des Beaux-Arts de Caen, 2020), « Fourchambault et Abainville, deux forges sous le pinceau de François Bonhommé » (musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers, 2020), « Évolutions industrielles » (Cité des sciences et de l’industrie, 2022-2023), « Architecture in the Age of Industry » (salle, MoMA, New York, 2023), « Photographier l’industrie en guerre : un récit sous contrôle (1915-1919) » (ECPAD, hôtel du département, Blois, 2025), « Et voilà le travail. Une histoire sociale et urbaine du travail en banlieue » (Maison de banlieue et de l’architecture, Athis-Mons, 2025), « Les Villes travaillent, histoires de collections photographiques » (musée d’Art et d’industrie, Saint-Étienne, 2026).

Bibliographie indicative

Laurent Baridon, François Blanchetière, Sébastien Clerbois et al. (dir.), La sculpture. Une histoire technique et matérielle au temps des révolutions industrielles (19e-21e siècles), Bruxelles, CReA-Patrimoin, 2025. 303 p.

Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin, Héritage et fermeture : une écologie du démantèlement, Paris, éditions Divergences, 2021, 166 p.

Claudine Cartier, « Des musées d’art et d’industrie aux musées de site industriel », dans Jean-François Belhoste, Serge Benoit, Serge Chassagne et Philippe Mioche, Autour de l’industrie, histoire et patrimoine. Mélanges offerts à Denis Woronoff, Paris, CHEFF, 2004, p. 247-264.

Helen Clifford, « The myth of the maker: manufacturing networks in the London goldsmiths’trade 1750-1790 », in Kenneth Quickenden et Neal Adrian Quickenden, Silver & jewellery : production & consumption since 1750, Birmingham, University of Central England, 1995, p. 5-12.

Sophie Cras, L’œil capitaliste : musées, commerce et colonisation, Paris, Flammarion, 2026. 290 p.

Philippe Dagen, INP et École du Louvre (dir.), « Ce qu’exposer veut dire », cycle de colloques et de journées d’études, 2013-2026.

Lionel Dufaux (dir.), Le Musée des arts et métiers : guide des collections, Paris, RMN-Grand Palais, Musée des Arts et Métiers, CNAM, 2020. 205 p.

Lutz Engelskirschen « Eisen und Stahl. Ausstellungen zum Industriebild in Deutschland », in Die zweite Schöpfung, Bilder der industriellen Welt vom 18. Jahrhundert bis in die Gegenwart cat. exp. Berlin, Deutsches Historisches Museum, 2002, p. 108-113.

Keith Falconer, « The industrial heritage in Britain – the first fifty years », La revue pour l’histoire du CNRS, 14, 2006[en ligne].

Yohann Guffroy, Les traits de l’invention : production et usages du dessin d’objet technique en Angleterre au tournant du XIXe siècle, Paris, Presses des Mines, 2025. 265 p.

Florence Hachez-Leroy (dir.), « Musées et collections d’entreprises », dossier, Patrimoine industriel, CILAC n° 58, juin 2011.

Jean-Charles Leyris, « Objets de grève, un patrimoine militant », In Situ. Revue des patrimoines, 8, 2007, p. 1-18.

Harald A. Mieg et Heike Oevermann (eds), Industrial Heritage Sites in Transformation, New York, Routledge, 2014.

Harry Parker, « The neoliberal museum? Commercialization, cultural policy and exhibitions in late-twentieth century Europe », Science Museum Group, 2025. [En ligne]

Nicolas Pierrot, Les images de l’industrie en France, peintures, dessins, estampes, 1760-1870, thèse de doctorat d’Histoire, D. Woronoff et A-F. Garçon dir., 2010, 3 vol., 2010.

Gwenaële Rot et François Vatin (dir.), L’esthétique des Trente glorieuses : de la Reconstruction à la croissance industrielle, Trouville-sur-Mer, édition Librairie des musées, 2021. 295 p.

Frédéric Rousseau et Jean-François Thomas (dir.), La fabrique de l’événement, Paris, Michel Houdiard éditeur, 2009. 375 p.

Barry Turner, Beacon for change. How the 1951 Festival of Britain shaped the modern age, Londres, Aurum Press, 2011.


[1] Voir notamment le projet européen Museums and Industry: Long Histories of Collaboration (MaILHoC, 2023-2025).

[2] Nous pensons par exemple au Salon des Arts ménagers ou au Salon international de l’innovation et de la prospective en France.

[3] Bruno Brulon Soares (dir.), dossier « Defining the museum: challenges and compromises of the 21st century », Icofom Study series, n° 48-2, 2020, p. 33-50. [En ligne] https://journals.openedition.org/iss/2295

[4] Jean Cantelaube, La forge à la catalane dans les Pyrénées ariégeoises, une industrie à la montagne, XVII-XIX siècle, Toulouse, CNRS-Université de Toulouse-Le Mirail, 2005, p. 60.

[5] Nathalie Grande et Chantal Pierre-Gnassounou, Légendes noires, légendes dorées : ou comment la littérature fabrique l’histoire, XVIIe-XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018. 347 p.

Centrale thermique EDF de Vaires-sur-Marne.
L’atelier de maintenance décoré par un ouvrier, s.d. [4e quart XXe siècle].
IVR11_20087700283NUC4A_2  (c) Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, 2008.

11 juin 2026-Hydrotechnie-Archéologie des infrastructures hydrauliques

Hydrotechnie-Archéologie des infrastructures hydrauliques 11 juin 2026
Archives départementales des Yvelines
2, Avenue de Lunca
78180 Montigny-le-Bretonneux
Saint-Quentin-en-Yvelines
9h Accueil
Hélène GUICHARD-SPICA, directrice des Archives départementales des Yvelines
Bruno BENTZ (Omage)


1ère session 9h15 – 10h45
Modération : Sophie Omère (DRAC Occitanie)
Anthony RIGAULT (Archives départementales des Yvelines)
Le château de Ménars, terrain d’expérimentation d’Antoine-Joseph Loriot vers 1770
Denis GOGUET (Association ASNEP, Paris)
Les regards du réseau des Sources du nord (Paris)
 
Pause
 
Table-ronde 11h – 12h Actualité de la recherche sur les techniques hydrauliques
Modération : Bruno BENTZ
Éva COUGNOUX (Caisse des Dépôts et Consignations)
Anaïs DOREY (Château de Fontainebleau)
Wilfrid ÉON (Archives départementales des Yvelines)
Hervé GALLEPY (Association CAEL, Chartres)
Akane HORI (Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne)
 
Déjeuner
 
2e session 13h30 – 15h
Modération : Pascal Brioist (Université de Tours, CESR)
Marco CALAFATI (Università di Firenze e di Pisa)
Le système hydraulique des jardins des Médicis à Careggi, Castello et Petraia (Florence)
Lorenzo DI BILIO avec la collaboration de Carlotta Bigagli et Gianni Paolo Cianchi (Parco mediceo di Pratolino)
Pratolino : un miracle de l’ingénierie hydraulique de la Renaissance
Gilles BULTEZ (Service des eaux et fontaines du château de Versailles)
L’ajutage : la formation du jet d’eau
 
Pause
 
3e session 15h30 – 17h
Modération : Liliane HILAIRE-PEREZ (Université Paris Cité/EHESS, ECHELLES/Centre Koyré)
Luis José Garcia-Pulido, Luca Mattei et Virginie Claude Brazille Naulet (Escuela de Estudios Árabes / Universidad de Granada)
L’Alhambra de Grenade et le développement des infrastructures hydrauliques les plus avancées d’al-Andalus
Piet LOMBAERDE (Université d’Anvers)
Un exemple unique d’approvisionnement d’eau potable du xvie siècle : la Maisons des brasseurs (Anvers)
 
Discussion générale
Clôture de la journée

Colloque organisé par l’association OMAGE, avec le soutien du GDR TPH, de la DRAC Île-de-France et des Archives départementales des Yvelines.

9h Accueil

Hélène GUICHARD-SPICA, directrice des Archives départementales des Yvelines
Bruno BENTZ (Omage)

1ère session 9h15 – 10h45

Modération : Sophie Omère (DRAC Occitanie)

Anthony RIGAULT (Archives départementales des Yvelines)
Le château de Ménars, terrain d’expérimentation d’Antoine-Joseph Loriot vers 1770

Denis GOGUET (Association ASNEP, Paris)
Les regards du réseau des Sources du nord (Paris)

Pause

Table-ronde 11h – 12h Actualité de la recherche sur les techniques hydrauliques
Modération : Bruno BENTZ
Éva COUGNOUX (Caisse des Dépôts et Consignations)
Anaïs DOREY (Château de Fontainebleau)
Wilfrid ÉON (Archives départementales des Yvelines)
Hervé GALLEPY (Association CAEL, Chartres)
Akane HORI (Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne)

Déjeuner

2e session 13h30 – 15h
Modération : Pascal Brioist (Université de Tours, CESR)

Marco CALAFATI (Università di Firenze e di Pisa)
Le système hydraulique des jardins des Médicis à Careggi, Castello et Petraia (Florence)

Lorenzo DI BILIO avec la collaboration de Carlotta Bigagli et Gianni Paolo Cianchi (Parco mediceo di Pratolino)
Pratolino : un miracle de l’ingénierie hydraulique de la Renaissance

Gilles BULTEZ (Service des eaux et fontaines du château de Versailles)
L’ajutage : la formation du jet d’eau

Pause

3e session 15h30 – 17h

Modération : Liliane HILAIRE-PEREZ (Université Paris Cité/EHESS, ECHELLES/Centre Koyré)

Luis José Garcia-Pulido, Luca Mattei et Virginie Claude Brazille Naulet (Escuela de Estudios Árabes / Universidad de Granada)
L’Alhambra de Grenade et le développement des infrastructures hydrauliques les plus avancées d’al-Andalus

Piet LOMBAERDE (Université d’Anvers)
Un exemple unique d’approvisionnement d’eau potable du xvie siècle : la Maisons des brasseurs (Anvers)

Discussion générale

Clôture de la journée

Résumés des communications
 
 
Gilles BULTEZ
L’ajutage : la formation du jet d’eau
Les hydrauliciens du xviie siècle avaient la connaissance au bout de leurs doigts, ils modelaient la matière pour former les jets des fontaines. Nous allons suivre le chemin de l’eau qu’ils ont façonné, d’un réservoir à une fontaine avec le jaillissement de l’eau. Chaque détail, chaque courbure compte lors de la conception d’un ajutage. La diversité des jets d’eau, avec leur diversité de hauteur et de forme, évoquent les forces du vivant et nous transmettent des émotions…
 
Marco CALAFATI
Le système hydraulique des jardins des Médicis à Careggi, Castello et Petraia (Florence)
La plupart des jardins de villas se caractérisent par la présence de l’eau sous ses diverses formes : bassins, fontaines, grottes, jeux d’eau et fontaines alimentées par de grands aqueducs historiques. L’aqueduc Médicis de Valcenni, qui dessert les jardins de Petraia et de Castello, constitue un important ouvrage hydraulique commandité par Cosme Ier de Médicis. Le système de conduites Médicis, que Luigi Zangheri avait décrit à l’aide de cartes provenant des archives de Prague, mérite une attention particulière. Ces aqueducs sont équipés d’importants systèmes de captage et d’acheminement de l’eau, de puits, de tourelles et d’autres éléments, d’un grand intérêt et d’une valeur monumentale. Ils constituent de fait un réseau de captage, d’acheminement et de distribution d’une grande valeur archéologique et permettent, en même temps, une contextualisation, avec l’apparition de plaques d’égout, de puits de ventilation et de regards de visite en maçonnerie.
 
Lorenzo DI BILIO, Carlotta BIGAGLI, Gianni Paolo CIANCHI
Pratolino : un miracle de l’ingénierie hydraulique de la Renaissance
Après une longue période d’abandon, le parc médicéen de Pratolino est devenu une propriété publique en 1981. En 2013, le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO des «Villas et jardins des Médicis en Toscane». Ces dernières années, une attention particulière a été portée à la réhabilitation et à la restauration du Chemin d’eau, un extraordinaire enchaînement de bassins, de cascades et de jeux d’eaux qui caractérisent le « Jardin des merveilles » de Pratolino, en particulier le Viale degli Zampilli où, après la réalisation de fouilles archéologiques, il est prévu de réactiver les jeux d’eaux.
 
Luis José GARCIA-PULIDO, Luca MATTEI, Virginie Claude BRAZILLE NAULET
L’Alhambra de Grenade et le développement des infrastructures hydrauliques les plus avancées d’al-Andalus
La ville palatine de l’Alhambra et les fermes royales qui furent établies à des altitudes supérieures – Generalife, Dār al-‘Arūsa et Qaṣr al-Dišār (Alijares) – devaient leur approvisionnement continu en eau grâce à la construction de l’Acequia Real par le premier émir nasride, Muḥammad I, dans la première moitié du xiiie siècle, et de l’Acequia de los Arquillos par Muḥammad V, dans la seconde moitié du xive siècle. Ces infrastructures hydrauliques ont permis d’articuler un système sophistiqué pour transporter, élever et distribuer l’eau, ce qui a rendu possible la culture des zones situées à des altitudes supérieures à l’Alhambra et l’édification de constructions raffinées. Cette communication présente les résultats des récentes recherches et découvertes archéologiques réalisées autour de l’un des complexes hydrauliques les plus ambitieux, exquis et techniquement réussis en al-Andalus et dans le Méditerranée médiévale : l’infrastructure complexe de l’eau qui a soutenu l’Alhambra durant la période nasride.
 
Denis GOGUET
Les regards du réseau des Sources du nord (Paris)
Cette étude va s’attacher à définir le rôle et la fonction des regards, édicules de pierre disséminés le long des réseaux d’adduction, qui, du plateau de Romainville, des hauteurs de Belleville, de Ménilmontant et du Pré Saint-Gervais ont, depuis le Moyen-Age, alimenté Paris en eau.
 
Piet LOMBAERDE
Un exemple unique d’approvisionnement d’eau potable du xvie siècle : la Maisons des brasseurs (Anvers)
Avec la Maison des brasseurs, Anvers possède une construction exceptionnelle de l’archéologie préindustrielle. Il s’agissait d’un système typique de la fin du Moyen âge qui permettait de puiser de l’eau dans des réservoirs situés en hauteur. Au cours des xvie et xviie siècles, il fut progressivement remplacé par des systèmes de pompage beaucoup plus efficaces. Ces mécanismes sont encore en grande partie conservés. La manière dont l’eau douce de qualité suffisante a été fournie pendant des siècles aux brasseries de la Nieuwstad (Nouvelle ville), située au nord de l’ancienne ville d’Anvers, est un bel exemple d’approvisionnement en eau. En outre, l’ancienne Maison des brasseurs est encore préservée : c’est un exemple unique de l’expansion urbaine spectaculaire et très innovante qu’a connue Anvers au cours de son âge d’or.
 
Anthony RIGAULT
Le château de Ménars, terrain d’expérimentation d’Antoine-Joseph Loriot vers 1770
Soutenu par le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments du roi, Antoine-Joseph Loriot, mécanicien du roi mais surtout inventeur de génie est appelé au château de Ménars pour ses innovations en matière d’hydraulique. Son intervention se concentre autour de deux axes : la construction d’une machine hydraulique pour le pompage de l’eau « en quantité et sans effort » et l’usage du « mortier Loriot ». Redécouvert par Loriot, ce mortier, utilisé autrefois par les Romains, durcit à l’eau et est imperméable. Pour le prouver, il réalisera le réseau hydraulique et notamment un réservoir dans le potager. Cette technique sera par la suite utilisée par Loriot pour protéger l’Orangerie du château de Versailles des infiltrations. Cette étude est basée sur des sources inédites conservées aux Archives départementales du Loir-et-Cher et des Yvelines.
 
 
 
 

9-10 avril 2026. Workshop “Innovation in Text and Data: BetweenContextual and Computational approaches to historicalindustrial property rights”

Organisers: Matti La Mela (IEA de Paris, Uppsala University), LJérôme Baudry (EPFL), Nicolas Chachereau (EPFL), Liliane Hilaire-Perez (Université Paris Cité, EHESS)
Contact: matti.lamela@abm.uu.se 

This workshop aims to initiate a multidisciplinary discussion around the digitisation and research of historical industrial intellectual property rights, such as patents, trademarks, and design rights and the distinct textual and visual elements the related documents embody. As individual artefacts and as entries in large databases, patents, trademarks, and design rights contain rich information on past technologies, their commercialisation, and the authors involved in these processes, that are approached as quantitative data. At the same time, these documents are not neutral reflections of technical content, but complex sites of knowledge production and representation reflecting a specific legal-administrative genre, that involves multiple actors with distinct intentions such as inventors, patent agents and attorneys, translators, and administrative authorities.

The workshop intends to bring together two related but sometimes disconnected perspectives: 1) computational and quantitative approaches that digitise sources on industrial property rights and apply them in research about invention, technical change, and innovation and 2) contextual and interpretive approaches that rather examine the actors and the creation and structure of these historical documents within specific institutional, epistemic, and linguistic frameworks. The workshop will focus on, but will not be limited to, the following core themes relevant to areas such as economic and business history, history of technology and science, theory of intellectual property, computational social sciences:

  • Scientific and technical knowledge in the context of historical industrial property rights such as patents; the shaping of these forms of knowledge by administrative procedures, business strategies, legal norms, or the translation of emerging technical vocabularies.
  • Actors involved in the creation and management of historical industrial property, e.g. patent agents, translators, minority groups among inventors; their roles for the documents’ structure, terminology, imagery, or subsequent management.
  • Creation of historical industrial property rights databases and specific challenges related to them, for example, going beyond national databases only, incorporating other source types to patent and trademark data such as biographical sources.
  • Analyses of transnational and international innovation networks that become visible through the new digital datasets such as patent families, patent agents, or co-inventorship.
  • Computational approaches, including the use of ML/AI and large language models, that approach patents or trademarks as text or image data for studying invention, invention, or technological change; critical insights into how these methods can be best used to approach industrial property documents that represent a specific structure and style.
  • Sharing and combining existing databases (avoiding duplicate work); Questions of data standards that enable the linking and enrichment of the patent data.

 The aim of the workshop is to reflect on the specific form of the industrial property documents, how scientific and technical knowledge is structured, mediated, and interpreted through the formalised genres of patents and trademarks, and on the other hand, their application as “data” for studying various aspects of innovation and technical change. The workshop welcomes contributions that can discuss the bridging of qualitative, historical, and interpretive perspectives with quantitative and data-driven approaches, in order to better understand industrial intellectual property as historically situated and globally entangled knowledge infrastructures.

Thursday 9 April, Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale (4 Place Saint-Germain des Prés)
11.00: Visit of the Société d’Encouragement
12.30-13.30: Lunch at the Société d’Encouragement
13.30-15.20: Session 1

– Sophia Rishyna (Mannheim Universität) and Marco Martinez (Università di Pisa): Inventing under Persecution: Jewish Inventors in Nazi Germany and Fascist Italy

Amandine Gabriac (Archives départementales de l’Eure): Exploring the Patented Inventors of Photography (19th–20th Centuries): Methods, Sources, and Challenges

Marco Martinez (Università di Pisa), Alessandro Nuvolari (Sant’Anna School of Advanced Studies, Pisa), and Michelangelo Vasta (Università di Siena): Pavitt’s Taxonomy in Historical Perspective: Evidence from Italian Industrialization, 1861-1938
Alexander Donges (Universität Mannheim) and Jochen Streb (Universität Mannheim): Industrial Policy and Technological Change in Nazi Germany

Coffee Break
16.00-17.30: Session 2

Steeve Gallizia (Institut national de la propriété industrielle): From 2.5 Kilometers of Paper to a Dataset: Digitizing French Patents, 1791–1901

Anne Chanteux (Conservatoire national des arts et métiers): Aux sources de l’histoire des brevetées françaises du XIXe siècle

Gabriel Galvez-Behar (Université de Lille): When a Patent Office counts: Patents as statistical data at the French Patent Office, 1950s-1960s

19.30: Dinner for participants


Friday 10 April, Paris Institute of Advanced Study (17 quai d’Anjou)
9.15-10.40: Session 3

Yohann Guffroy (Université de Genève): Thinking About Occupational Health Through Patents: The Case of Respirators (France–England, 19th Century)

Thomas Preveraud (Université d’Artois) and Loïc Petitgirard (Conservatoire national des arts et métiers): Shaping mathematical and technical knowledge between academic and legal/industrial contexts (19th century)

Nicolas Chachereau (EPFL) and Jérôme Baudry (EPFL): The internationalisation of patent systems: Computational techniques and historical interpretation

Coffee Break
11.20-13.15 Session 4

Joris Mercelis (Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf): Patents as Indicator of R&D Internationalization? Contextual and Quantitative Evidence on U.S. Multinationals’ Australian Patenting in the Twentieth Century

Faustine Perrin (Lunds Universitet), Youssouf Merouani (Lund Universitet), and Marco Martinez (Università di Pisa): The French Connection: technology transfer and invention between Fin-de-Siècle France and Italy

Pedro Leitão (CITCEM/FLUP, University of Porto): Foreign trademarks in domestic markets. The case of Portugal (1883-1945)

Yunting Xie (Uppsala Universitet), Matti La Mela (Uppsala Universitet), and Fredrik Tell (Uppsala Universitet): Towards a textual understanding of historical patents: the case of Sweden and France

13.15 Lunch at Paris Institute of Advanced Study
14.30 Possibility to visit Hôtel Lauzun (Paris Institute of Advanced Study)

19 mai 2026, Cnam – Rencontres éditoriales – Les architectes de l’industrie

 

19 mai 2026, 13h30, Cnam, 2 rue Conté , Amphi Planté

Le GDR, en collaboration avec le Musée des arts et métiers (MuAM), organise une table-ronde « édition », autour de deux publications :

Discutant.e.s : Lionel Dufaux (Musée d’Orsay), Guy Lambert (ENSAPB), Valérie Nègre (Université Paris I Panthéon Sorbonne).

Discutantes : Anne-Laure Carré (MuAM), Christel Palant (ENSPVS).

AAC 1er juin 2026 – Conserver les liquides : adaptations, circulations, interférences











Appel à communications / Call for Proposals

Conserver les liquides : adaptations, circulations, interférences

Paris, 3 et 4 décembre 2026

Conserving Liquids: Adaptation, Circulation, Interferences

Paris, December 3rd and 4th 2026

GDR 2092 TPH « Techniques et production dans l’histoire » du CNRS

https://tph.hypotheses.org/ )

avec le soutien du Centre Alexandre Koyré

et du Musée des arts et métiers (MuAM)

Argumentaire

Contenir les liquides ou les fluides pour les conserver, les transporter, mais aussi pour les faire « maturer », les bonifier ou les transformer est un défi technique relevé depuis l’Antiquité en utilisant des matériaux très divers : céramique, bois, verre, métal, carton, peau, etc. À la diversité des matières employées pour fabriquer les contenants s’ajoute la multiplicité des liquides conditionnés : eau, lait, huile, boissons alcoolisées, parfum, miel, poix, engrais, etc. Au croisement de ces objets et produits, la problématique du rapport entre contenant et contenu constitue un sujet qui peut être qualifié de classique, notamment traité au prisme de la qualité ou de l’origine pour définir des courants commerciaux, voire des modes. 

Ce colloque propose de renouveler ces approches par une exploration du rapport entre contenants et liquides contenus, en focalisant le propos sur les techniques, afin de faire ressortir les transversalités présentes dans la longue histoire des procédés employés ou réemployés pour contenir les liquides, voire les simultanéités et les innovations, mais aussi les succès et les échecs de leur conservation et transport. Ce traitement du sujet par le biais de l’histoire des techniques appelle des propositions variées mobilisant l’histoire, l’histoire des sciences et des techniques, l’archéologie et l’archéométrie, dans une perspective souvent interdisciplinaire, parfois diachronique. 

L’objet de ce colloque est de confronter plusieurs cas de figure dans leur diversité de l’Antiquité à l’époque contemporaine. Le thème amène à considérer les adaptations des formes ou des matériaux du contenant, au contenu et aux usages (domestiques, scientifiques, commerciaux, métrologiques, cultuels, médicaux, etc.). Quelles contraintes de transport et de conservation sont imposées par un liquide considéré comme précieux, rare, pur, thérapeutique, coûteux, corruptible, toxique ou explosif ? En quoi le choix ou la réutilisation des contenants influencent-t-ils les usages, la commercialisation et la consommation de certains liquides ? Quels savoirs entrent en jeu dans l’élaboration de nouveaux contenants ? Comment la conciliation de fonctions distinctes (conservation, transport, mesure notamment) s’est-elle traduite dans les choix techniques ? Les techniques de fabrication des objets ne peuvent être exclues, car elles sont susceptibles de participer aux interactions qui s’opèrent entre le contenant et le contenu. Plus largement, l’étude de la conservation des liquides, en particulier dans sa matérialité, amène l’historien.ne, l’archéologue ou l’archéomètre à mettre en évidence les milieux et des circulations techniques dans la longue durée. Les infrastructures et les périodes préhistoriques, quoiqu’aussi concernées par ce sujet, ne seront pas traitées dans ce colloque.

Ce colloque est organisé par le GDR 2092 TPH « Techniques et production dans l’histoire » du CNRS ( https://tph.hypotheses.org/ ) qui rassemble 22 laboratoires en France et à l’international, 6 structures patrimoniales et 223 chercheur.e.s, et entend développer les approches historiques des techniques dans le cadre des interactions interdisciplinaires, transpériodiques et transnationales. La locution« dans l’histoire » est le signe que nous prenons nos distances avec une approche disciplinaire étroite : nos objets d’étude appartiennent au passé, mais la discipline ne se limite pas à l’histoire. L’archéologie, les sciences sociales (dont l’anthropologie), la philosophie, l’épistémologie, la muséologie ainsi que les sciences expérimentales et les sciences de l’ingénieur construisent le champ de recherche appelé histoire des techniques.

Scientific Summary

Containing liquids or fluids for preservation, transport, but also to “mature,” improve, or transform them, is a technical challenge which has been met since antiquity using a wide variety of materials: ceramics, wood, glass, metal, cardboard, leather, etc. Adding to the diversity of materials used to make containers is the multitude of liquids packaged therein: water, milk, oil, alcoholic beverages, perfume, honey, pitch, fertilizers, etc. At the intersection of these objects and products, the relationship between container and contents is a classical object of study, often addressed through the lens of quality or origin to define commercial trends, or even fashions.

This symposium proposes to renew these approaches by exploring the relationship between containers and contents with a focus on techniques. We aim to highlight the commonalities present in the long history of processes used to contain liquids, study simultaneous occurrences and innovations, as well as the many successes and failures in the preservation and transport of liquids. This approach through the lens of the history of technology calls for a variety of proposals, drawing on history, the history of science and technology, archaeology, and archaeometry, often from an interdisciplinary, sometimes diachronic perspective.

The aim of this symposium is to examine several case studies from Antiquity to the present day. The theme leads us to consider the adaptations of container forms or materials to their contents and uses (domestic, scientific, commercial, metrological, religious, medical, etc.). What transportation and preservation constraints are imposed by a liquid considered to be precious, rare, pure, therapeutic, expensive, corruptible, toxic, or explosive? How does the choice or reuse of containers influence the uses, marketing, and consumption of certain liquids? What knowledge is involved in the development of new containers? How did the existence of distinct functions (preservation, transport, and measurement, in particular) translate into technical choices? The manufacturing techniques of objects cannot be excluded from analysis, as they contributed to the interactions between container and contents. More broadly, the study of liquid preservation, especially its material aspects, leads historians, archaeologists, and archaeometrists to highlight environments and technical exchanges over long periods. Infrastructure and prehistoric periods, although also relevant to this topic, will not be addressed in this conference.

This symposium is organized by the GDR 2092 TPH “Techniques et production dans l’histoire” (Techniques and Production in History) of the CNRS (https://tph.hypotheses.org/), which brings together 22 French and international laboratories, 6 heritage institutions, and 223 researchers. It aims to develop historical approaches to techniques within the framework of interdisciplinary, transperiodical, and transnational interactions. The mention “dans l’histoire” (“in history”) indicates that we are distancing ourselves from a narrow disciplinary approach: our objects of study belong to the past, but the discipline is not limited to history. Archaeology, the social sciences (including anthropology), philosophy, epistemology, museology, as well as experimental sciences and engineering sciences all contribute to the research field known as the history of techniques.

/Participation

Pour soumettre une proposition de communication, veuillez envoyer avant le 1er juin 2026 à l’adresse collfluidegdrtph@gmail.com (en français ou en anglais) :

Résumé de la communication (entre 250 et 300 mots).

Titre de la communication, auteur(s) et affiliation(s).

To submit a proposal, please send before June 1st, 2026, to the following address collfluidegdrtph@gmail.com (in French or in English):

  • Title of the proposal, author(s), and affiliation(s).
  • Proposal abstract (between 250 and 300 words).

Comités / Committees

Comité d’organisation / Organising committee

Lisa Caliste (TRACES, Service Connaissance et Inventaire du Patrimoine, Région Occitanie)

Armel Cornu (SPHERE, Université d’Uppsala – Université Paris Cité)

Gaspard Pagès (CNRS – Institut Français du Proche-Orient)

Comité scientifique / Scientific Committee

Özge Bozkurtoğlu (Orient & Méditerranée, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne)

Didier Boisseuil (CeThis, Université de Rouen)

Guillaume Carnino (Costech – Université de technologie de Compiègne)

Anne-Laure Carré (Musée des arts et métiers, MuAM)

Grégory Chambon (ANHIMA, EHESS)

Erica Champeau (Mines d’histoire)

Alexandre Disser (CNRS- IRAMAT)

Jean-Marc Dorey (Société d’encouragement pour l’industrie nationale)

Jean-Pierre Guilhembet (ANHIMA, Université Paris Cité)

Liliane Hilaire-Pérez (ECHELLES/CAK, Université Paris Cité – EHESS)

Olivier Labat (Musée des arts et métiers, MuAM)

Jérôme Lamy (CNRS – CESSP – EHESS)

Catherine Lanoë (DYPAC, université Versailles Saint-Quentin)

Jordi Mach (ArScAn – Université Paris 8)

Anaël Marrec (Centre d’histoire sociale des mondes contemporains)

Inès Pactat (TRACES, Université Toulouse Jean Jaurès)

Loïc Petitgirard (HT2S, Conservatoire national des arts et métiers)

Mélanie Traversier (HARTIS, Université de Lille)

Catherine Verna (ArScAn, Université Paris 8)

Les chemins de Daniel Roche. Vies matérielles et vies de l’esprit – 27/28/29 nov. 2025

Programme Colloque Daniel Roche Vies matérielles, vies de l’esprit (illustration)

 

Résumés

 

 27, 28 & 29 novembre 2025

Les chemins de Daniel Roche.  Vies matérielles et vies de l’esprit

 

Jeudi 27 novembre 14h00-18h00

IMI-UTC 62 boulevard Sébastopol 75003 Paris Salle Daniel Quarante (2e étage)

13h30. Accueil

14h00. Introduction

Anthropologie historique et culture matérielle

Modération : Renata Ago (Université La Sapienza, Rome) et Jean-Pierre Lethuillier (Université Rennes2, Tempora)

  • Laurent Feller (Université Paris I Panthéon Sorbonne, Lamop) Valeur des choses et échanges non marchands au Moyen Âge
  • Gianenrico Bernasconi (Université de Neuchâtel), Aurélie Chantran (UMR 7041 ArScAn, équipe GAMMA) Les techniques de cuisson : points de vue d’historien et d’archéologue sur une pratique quotidienne
  • Olivier Jandot (CREHS, UR 4027, Université d’Artois) La chaleur du foyer : une histoire de techniques, d’énergies, d’expériences sensibles et de pratiques sociales
  • Benjamin Bothereau (Centre Alexandre-Koyré) Nuit-éclairage-société : approche matérielle et culturelle d’un objet banal
  • Isabelle Brian (Université de Lorraine, CRULH) Ce que le linge fait à la broderie

 

Vendredi 28 novembre 9h30-13h00

Université Paris Cité. Halle aux farines. Esplanade Pierre Vidal-Naquet 75103 Paris Salle 278F

9h15. Accueil

Corps, arts, sciences

Modération : Ariane Fennetaux (Sorbonne nouvelle, PRISMES) et Marie Thébaud-Sorger (CNRS, Centre Alexandre-Koyré)  

  • Guillaume Linte (CNRS / MESOPOLHIS, Aix-Marseille Université) « Humeurs vagabondes » : santé et mobilités humaines dans le premier empire colonial français
  • Daniel Jaquet (Université de Chicago, Département d’Histoire) Du harnois au corselet. Petite histoire de l’évolution des vêtements défensifs dans l’Europe de la fin du XVe au début du XVIIe siècle 
  • Suzanne Rochefort (Université de Lorraine, CRULH) Des corps à l’ouvrage. Pour une histoire incarnée des comédiens au XVIIIe siècle
  • Marie Glon (Université de Lille, Centre d’étude des arts contemporains) Corps dansant et corps de métier (Europe, XVIIIe siècle)

 

Vendredi 28 novembre 14h30-17h30

 Culture équestre, mobilités et animaux

Modération : Caroline Hodak (Université catholique de l’Ouest) et Pascal Brioist (Université de Tours, CESR)

  • Jérémy Clément (Université Paris-Nanterre, ArScAn) De Daniel Roche à Xénophon: l’Antiquité grecque au prisme de la culture équestre
  • Clothilde Noé (Université de Tours, CITERES – EMAM) (Re)penser le vêtement équin à la fin du Moyen Âge, entre matérialité et techniques
  • Catherine Herr-Laporte (ECHELLES) Les sentiers du galop : une histoire sociale de la vitesse au XVIIIe siècle
  • Laurent Brassart (Université de Lille, IRHIS) Le cheval napoléonien : les désillusions d’un idéal (1806-1815)

 

Samedi 29 novembre 9h30-13h00

Université Paris Cité. Halle aux farines. Esplanade Pierre Vidal-Naquet 75103 Paris Salle 478 F

Artisans, industrie

Modération : Catherine Verna (Université Paris 8, ArScAn) et Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris-Cité, ECHELLES) 

  • Nicolas Monteix (Université de Rouen, GRHis) Banale matérialité des techniques de production dans l’Antiquité romaine : bilan et perspectives
  • Audrey Colonel (Université Grenoble Alpes/LARHRA), Catherine Lanoë (UVSQ, DYPAC) Reconsidérer les catégories de l’industrie et de l’artisanat aux époques moderne et contemporaine : le cas de la ganterie
  • Sébastien Pautet (ECHELLES) Savoirs vagabonds. Les Lumières techniciennes et la circulation des savoirs techniques entre Chine et Europe au XVIIIe siècle
  • Yohann Guffroy (Université de Genève) Occuper l’espace public de la technique. Étude des publications d’artisans et ingénieurs dans le Mechanic’s Magazine (1820s-1850s) 

 

Samedi 29 nov. 14h-18h

Langues, écrit, techniques

Modération : Roger Chartier (Collège de France)

  • Colin Jones (Queen Mary University) La parole, l’imprimé et la gestuelle dans les discours de Robespierre
  • Ulrike Krampl (Université de Tours, Cethis) De l’(in)utilité des langues. Outil de travail, souci de soi (France, XVIIIe siècle)
  • Isabelle Laboulais (Université de Strasbourg – SAGE / UMR 7363) Faire l’histoire d’une chose banale : les inventaires ou la vie ordinaire des bureaux

 

Débat final

Quelle histoire des pratiques ?

Modération : Stéphane Van Damme (ENS, IUF, MFO)

Claire Judde de Larivière (Université Toulouse 2), François Jarrige (Université de Bourgogne, LIR3S), Fabien Simon (Université Paris-Cité, ECHELLES)

 

COMITE ORGANISATEUR :

Gianenrico Bernasconi, Didier Boisseuil, Pascal Brioist, Guillaume Carnino, Alexandre Disser, Anne Gerritsen, Jérôme Lamy, Catherine Lanoë, Charles Parisot, Liliane Pérez, Giorgio Riello, Marie Thébaud-Sorger, Mélanie Traversier, Michèle Virol

 

PARTENAIRES INSTITUTIONNELS

GDR 2092 Techniques et production dans l’histoire

CAK, UMR 8560

ECHELLES, UMR 8264

IRAMAT-LAPA, UMR 7065

IRHiS, UMR 8529

Avec la participation de l’Université de Neuchâtel et la SFEDS.

Avec le soutien de la graduate school Humanités  et Sciences du Patrimoine – Université Paris Saclay.

RDV Histoire de Blois-11oct.2024-Quand les techniques fabriquent la ville (XIVe-XXIes.)

RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE DE BLOIS

Quand les techniques fabriquent la ville

(XIVe-XXIes.)

Vendredi 11 octobre 2024 – 9h30-11h, grand amphi INSA

Louis Poyet, « Coupe du service des eaux à Paris », La Nature n°684, 10 juillet 1886

Modération :

GUFFROY, Yohann, post-doctorant, Université de Genève, Faculté des sciences

Intervenants :

SCHERMAN, Matthieu, MCF, Université Gustave-Eiffel

LANOË, Catherine, MCF HDR, Université d’Orléans, POLEN

BOTHEREAU, Benjamin, post-doctorant, Centre Alexandre Koyré

LOPEZ, Fanny, Professeure, ENSA Paris-Malaquais

Organisation : Catherine Lanoë (Université d’Orléans, POLEN) et Mélanie Traversier (Université de Lille, IRHis)

Résumé :

Comment lire une ville du point de vue des techniques ? À quelque époque que ce soit, la présence de ces dernières dans l’espace urbain est-elle si évidente, les cartographies qu’elles y dessinent sont-elles si nettes ? Comment, entre omniprésence et banalité ou au contraire invisibilisation et effacement, mettre au jour, appréhender et interpréter cette lisibilité, ce qui pourrait être désigné comme une technophanie ? En interrogeant les jeux d’échelles, depuis la rue jusqu’à la ville capitale (Paris) en passant par de petites cités (Trévise, Vendôme) et en questionnant les rapports entre matérialité et immatérialité, les intervenants proposeront d’observer de quelles façons les techniques structurent et produisent la ville. Dans le temps long, en effet, les jeux du visible et de l’invisible se déclinent aussi bien dans l’équipement fonctionnel – ateliers, conception et aménagements d’éclairage, infrastructures énergétiques et numériques…– que dans l’économie urbaine – flux de travailleurs, circulation de savoirs, de gestes techniques, réseaux de sous-traitance en milieu artisanal. C’est à ces questions et réflexions que la table-ronde tentera d’apporter des réponses, en mobilisant des spécialistes d’histoire médiévale, moderne et contemporaine.

Réveiller les morts : techniques de survie et de réanimation, XVIIIe-XXIe siècle

26e Rendez-vous de l’histoire de Blois
Vendredi 6 octobre de 16H00 à 17H30
INSA- Bâtiment principal – Petit amphi
Carte blanche du Groupe de recherche Techniques et production dans l’histoire et de la Maison Française d’Oxford

Pratiques de fumigation et autres dispositifs de sauvetage mis en œuvre au XVIIIe siècle pour réanimer les noyés et les personnes en état de mort apparente, cercueils innovants conçus un siècle plus tard pour permettre aux enterrés vivants de se manifester et d’appeler au secours, cryogénie et greffes d’organes qui suspendent la mort ou prolongent l’existence au-delà du dernier souffle dans nos sociétés contemporaines : toutes ces techniques nous invitent à nous interroger sur l’histoire des cultures matérielles et des imaginaires qui sont censés séparer les vivants et les morts.  

Modération :

Mélanie Traversier, Professeure d’histoire moderne, Université de Lille

Intervenant.es :

Perig Pitrou, Directeur de recherche, CNRS, Collège de France-PSL, Équipe Anthropologie de la vie et Maison Française d’Oxford  

Stéphanie Sauget, Professeure d’histoire contemporaine, Université de Tours

Anton Serdeczny, Senior Research Fellow au Medici Archive Project, Florence

Marie Thébaud-Sorger, Chargée de recherche, CNRS, Centre Alexandre-Koyré, et Maison Française d’Oxford

Les historiographies nationales des techniques. Au cœur de l’épistémologie en histoire globale des techniques

Colloque du GDR TPH

Les 28 et 29 septembre 2023 – Université Paris Cité & Musée du quai Branly – Jacques Chirac

Avec le soutien de la  Graduate School  Humanités – Sciences  du  Patrimoine de  l’Université  Paris-Saclay

L’histoire globale des techniques est un champ neuf, animé d’une forte dynamique depuis une quinzaine d’années. Les travaux récents attestent la possibilité de tirer les premiers enseignements d’une approche multi-scalaire, résolument critique de l’ethnocentrisme et soucieuse de restituer la complexité des mondes techniques sur le long terme, à l’inverse des histoires universelles qui ont longtemps dominé ce domaine d’étude.

Le but de ce colloque est de restituer la complexité des historiographies nationales des techniques. L’enjeu est notamment de saisir les logiques autant épistémiques que politiques qui ont conduit à faire du cadre national un référentiel pour comprendre les développements techniques.

Le colloque entend donc promouvoir une réflexivité qui mette à distance les catégories d’analyse forgées par les grandes fresques unifiantes et téléologiques et par les assignations nationalistes si facilement attribuées aux techniques tout en prenant ces constructions comme des objets d’analyse à part entière. Continuer la lecture de « Les historiographies nationales des techniques. Au cœur de l’épistémologie en histoire globale des techniques »

Technik or Technologie? European Circulation of Bélidor’s, Wolff’s and Gessner’s Technological Works

Journées d’étude organisées par le GDR TPH

Les mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre 2022 à l’Université Paris Cité

Lieu : Université Paris Cité.  Bât. Olympe de Gouges, Place Paul Ricoeur, 75013 Paris

Organisation : Marcos Camolezi, Guillaume Carnino, Indravati Félicité, Liliane Pérez

Proposant une définition du substantif latin Technologia en 1728, Christian Wolff ouvre l’horizon moderne du concept que Johan Beckmann fondera au long des trois dernières décennies du xviiie siècle tout en employant la forme allemande Technologie. Ce mot et ses cognats français et anglais connaissent plusieurs acceptions au xixe siècle, bien que le sens terminologique, le sens beckmannien et, en France, le sens étymologique restent prédominants. Déjà pleinement incorporé aux langues modernes au tournant du xxe siècle, le mot technology devient un synonyme de « science appliquée » depuis la Seconde Guerre mondiale, transformant petit à petit les acceptions de « technologie » et de Technologie en France et en Allemagne1.

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Une mer de techniques. Innovations, conflits et régulations du XVIIIe siècle à nos jours

25e Rendez-vous de l’histoire de Blois
Carte blanche au GDR Techniques et production dans l’histoire et à la revue Artefact

Le samedi 8 octobre 2022 de 11h30 à 13h00 | Conservatoire de musique de Blois – Auditorium

Techniques, histoire et sciences humaines, propose d’éclairer l’histoire de la mer à partir de la question des techniques. Les intervenant.es discuteront d’une série d’innovations ayant concouru à une maîtrise et une exploitation accrue des environnements marins, tels que la diffusion du chalut, la transition de la voile à la vapeur, la mise au point du scaphandre ou le développement de l’éolien offshore. L’accent sera placé sur les controverses sociotechniques engendrées par ces innovations, ainsi que sur les régulations mises en place pour tenter d’atténuer leur impact environnemental.

Organisation : Géraldine Barron, Romain Grancher

Modérateur : David Plouviez

Intervenant.es : Géraldine Barron, Daniel Faget, Romain Grancher, Anaël Marrec

 

En savoir plus : https://rdv-histoire.com/programme/une-mer-de-techniques-innovations-conflits-et-regulations-du-xviiie-siecle-nos-jours

Formes et fonctions du dessin technique (XVIe-XXe s.) – 14 oct. 2020

https://tph.hypotheses.org/files/2020/10/JE.Desssin.14oct

Formes et fonctions du dessin technique (XVIe-XXe siècle)

14 octobre 2020
 
Bibliothèque de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale
4 Place Saint-Germain-des-Prés
75006 Pari
s
Programme de recherche soutenu par le Labex HASTEC, le Centre Alexandre Koyré (CAK) et l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC) Journée organisée par Daniel Blouin, Gérard Emptoz, Liliane Hilaire-Pérez, Valérie Nègre et la Commission histoire de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale

  9h30 : Introduction : Daniel Blouin, Gérard Emptoz, Liliane Hilaire-Pérez, Valérie Nègre

  10h. Marina Giardinetti (Ecole des Chartes) Quand le manuel oriente l’apprentissage : les femmes et le dessin

 Cette communication a pour objectif d’analyser l’apprentissage destiné aux femmes dans les arts décoratifs. Nous nous demanderons quels sont les supports, quels sont les réseaux, quelles sont les ambitions des structures de dessin. Nous comparerons la France et l’Angleterre afin de comprendre comment les deux poids lourds de l’Europe ont réussi à se distinguer dans les arts décoratifs à partir des arts féminins. Les sources proviennent notamment de la Society of arts de Londres et des manuels destinés à des femmes publiés au XVIIIe siècle.

 
 10h 30. Yohann Guffroy (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) Exploration graphique au sein des Transactions of the Society of Arts (1770-1843)

Notre objectif est de présenter ici l’évolution du dessin d’objet technique au sein de l’organe de communication de la Society of Arts de Londres, les Transactions (1770-1843). Pour cela, nous parcourrons à la fois les pré-publications manuscrites et les imprimés afin de
comprendre comment ont évolué ces représentations. Nous verrons par exemple qu’en ce qui concerne la partie manuscrite, les dessins à notre disposition sont de moins en moins réalisés par les candidats eux-mêmes et délégués à des dessinateurs professionnels. Outre l’aspect du dessin qui change, ce sont aussi les informations apportées au sein de l’espace graphique qui se modifient. Le dessin devient « prêt à l’emploi », le code des couleurs change, le rapport au texte se fait plus net, plus standardisé. Du point de vue des gravures de ces mêmes dessins, on notera par exemple le passage d’un objet « en perspective » à une forme beaucoup plus épurée, « en trait », se rapportant au dessin d’usine.

 
11h. Daniel Blouin et Gérard Emptoz (Société d’encouragement pour l’industrie nationale) La Société d’encouragement pour l’industrie nationale et l’image multipliée. Techniques et usages de l’image dans un projet d’Encouragement (Années 1800-1900)

 La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est largement appuyée sur l’image didactique, dans une acception plus large que le seul dessin technique, comme outil d’évaluation et comme moyen de promotion de l’invention. Elle s’est parallèlement et durablement intéressée aux techniques qui permettent de produire cette image et de la reproduire le plus largement possible : polytypage, lithographie, photographie, cinéma. Elle n’a pas seulement considéré ces techniques comme des instruments de sa propre activité, mais pour le champ nouveau qu’elles offraient, pour des productions à usage documentaire ou didactique, et, au-delà, pour la diffusion de contenus à valeur esthétique ou de simple distraction. Nous voudrions confronter les raisons et les aspects de ce lien tissé entre technique et usages globaux de l’image au XIXe et au début du XXe siècle, et le projet général d’Encouragement que la Société porte dans la majeure partie de cette période.

 
11h 30. Laëtitia Zicavo (Université de Paris) Le dessin d’ornement et les Sociétés des arts : “savoirs-utiles” et gammes de produits au cœur d’une économie de la variété (1750-1880)
 
Les sociétés des arts européennes ont cherché, aux XVIIIe et XIXe siècles, à encourager les progrès et les perfectionnements de l’industrie. Elles portent un intérêt particulier aux produits de consommation, qu’ils soient courants ou luxueux. Le dessin d’ornement fait pleinement partie de l’économie du produit promue par trois sociétés : la Société d’encouragement pour l’industrie nationale de Paris, la Royal Society of arts de Londres et la Société des arts de Genève. Si le dessin a incontestablement un aspect esthétique, il représente aussi une valeur ajoutée plus technique à des produits aux gammes toujours plus larges. Que cela soit à travers l’impression sur faïence, la peinture sur velours, la gravure d’ornements sur bois ou métal et tant d’autres, le dessin est au cœur des préoccupations de ces institutions. En tant que véritable support à l’innovation, il s’inscrit dans un mouvement plus large de diversification des procédés décoratifs et des matériaux utilisés.


 12h. Timothée Deldicque (Centre Alexandre Koyré) Le dessin technique : une voie moyenne pour introduire l’éducation technologique au collège (1962-1970)

Nous reviendrons d’abord sur la constance avec laquelle les acteurs de l’Enseignement technique français, structuré depuis la fin du XIXe siècle, revendiquent la valeur culturelle et éducative des techniques en mettant en avant l’enseignement du dessin technique, considéré comme la langue universelle des techniques. Puis, nous mettrons en parallèle cette revendication avec l’importance prise par le dessin technique au sein de l’éducation technologique initiée au collège dans les années 1960, au moment où l’Enseignement technique est fondu dans le second degré et doit se couler dans la forme scolaire. Basée sur une rationalité analytique privilégiant les savoirs théoriques formalisés, la forme scolaire constitue un cadre peu propice à  l’émergence d’une technologie qui restitue aux techniques toute leur dimension synthétique. Le dessin technique apparaît alors comme une voie moyenne. Il rend possible une abstraction concrète des techniques qui ne se rabat pas sur une formalisation analytique.
  
 
14h30. Amélie Dessens (Ecole des Mines, Paris) Présentation du projet d’exposition sur les dessins de l’Ecole des Mines de Paris

La bibliothèque de l’Ecole des mines de Paris conserve dans ses collections des témoignages variés de la place du dessin dans la formation de l’ingénieur des mines, de la fin du XVIIIe au milieu du XXe siècle. Cette intervention présentera les grands axes de l’exposition prévue sur ce thème en 2021 à partir des archives et des ouvrages anciens du fonds patrimonial. Indispensable compétence qui fut même exigée à l’origine pour l’admission, le dessin est aussi enseigné à l’Ecole : bases « classiques » avec des exercices autour de bustes en plâtres, dessin technique et industriel, jusqu’au lever topographique où l’on perçoit l’importance de la géométrie. Les « Journaux et Mémoires de voyage de MM. les Elèves », collection de rapports de visite de sites industriels et miniers, sont aujourd’hui l’une des principales sources d’étude de la production des croquis et schémas des élèves issus de cette formation et seront donc particulièrement mis à l’honneur. Il faut y ajouter un certain nombre d’exercices de levers topographiques superbement aquarellés. Si la qualité n’est pas toujours homogène, certains élèves font preuve d’un vrai talent artistique qui se retrouve aussi dans les livrets des Petites revues annuelles. Le dessin se fait alors récréation : à l’illustration théâtrale se mêlent joyeusement les caricatures des enseignants.
 
 

AAC 30 mai 2020-Virtuosités. Ethique et esthétique du geste technique

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Colloque « Virtuosités. Ethique et esthétique du geste technique du Moyen-Age au XIXe siècle »

Institut national d’Histoire de l’art – 14, 15 et 16 janvier 2021

Propositions de communications à adresser avant le 30 mai à Jean-Marie Guillouët (jmguillouet@gmail.com) et Valérie Nègre (valerie-negre@wanadoo.fr) : résumé de 2000 signes accompagné d’un CV d’une page.

Organisateurs : Jean-Marie Guillouët (Université de Nantes) Valérie Nègre (Université Paris 1 PanthéonSorbonne) Pauline Chevalier (INHA) Sigrid Mirabaud (INHA)