Les techniques ont-elles une patrie ? Retour sur le nationalisme et l’ethnocentrisme dans l’histoire des techniques Actes du colloque « Les historiographies nationales des techniques », Presses des Mines, coll. « Histoire, Sciences, Techniques, sociétés », 2025, Guillaume Carnino, Alexandre Disser, Liliane Hilaire-Pérez, Jérôme Lamy, Anaël Marrec (dir).
Philippe BRUYERRELa Puissance du vent. Des moulins à vent aux éoliennes modernes, Toulouse, PUM, Histoire et Techniques, 2020
Parution le 19 novembre 2020
Prix de souscription jusqu’au 18 novembre 2020
L’éolienne est une machine de production présente depuis le Moyen Âge en Occident et qui dès l’origine met en œuvre un principe physique et une architecture globale qu’elle conserve encore aujourd’hui. L’histoire proposée dans ce livre s’articule autour de quatre scènes techniques, chacune située à une époque et dans un lieu précis et présentant un type particulier d’éolienne : moulins à huile à Lille aux XVIIIe et XIXe siècles, moulin électrique au Danemark au tournant du XXe siècle, aérogénérateurs en France dans les années 1950 et éoliennes modernes en Allemagne du Nord à la fin du XXe siècle. Pour chacune de ces scènes, les dynamiques techniques et les dynamiques socio-économiques qui façonnent l’éolienne sont présentées à partir d’une analyse historique détaillée. Sur la base de ces histoires, deux indicateurs de long terme sont définis donnant un éclairage nouveau sur l’histoire de cette machine, articulant recherche technique d’efficacité et exigence sociale de régularité de production.
Ingénieur Arts et Métiers, Philippe Bruyerre a créé en 1980 puis en 1992 des sociétés dans le domaine de l’énergie éolienne, une activité qu’il a cessée en 2007. Titulaire d’un mastère en philosophie des techniques en 2002, il a soutenu en 2017 sa thèse de docteur en sciences sociales à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre Alexandre Koyré) intitulée Dynamiques d’innovation technique et d’intégration socio-économique. Le cas de l’éolienne en Allemagne, au Danemark et en France (sous la direction de Liliane Hilaire-Pérez).
Pour information, des mêmes auteurs : “Reynold Arnould : un peintre à l’usine. Esthétique industrielle et mécénat d’entreprises dans la France de la Reconstruction“, Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, n°3, 2015, p. 203-230.
Sacha Loeve, Xavier Guchet, Bernadette Bensaude Vincent (dir.), French Philosophy of Technology. Classical Readings and Contemporary Approaches, Springer, 2018.
La philosophie des techniques connaît un formidable essor à l’échelle internationale depuis quatre ou cinq décennies, principalement à l’initiative de communautés de recherche en Amérique du Nord et en Europe du Nord. Dans ce climat particulièrement stimulant, comment se situent d’autres pays à forte tradition de pensée philosophique des techniques, en particulier la France et l’Italie ? Ce volume, issu d’un colloque qui a initié un dialogue franco-italien autour de cette question, entend porter à la connaissance d’un public de chercheurs et d’étudiants non italianisants le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d’auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en effet en mesure de proposer des approches originales, faisant ainsi entendre une voix différente, et ouvrant une voie différente, dans le champ de la philosophie des techniques.
Un compte rendu de lecture est à paraître dans Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines.
Tony Garnier, Une cité industrielle (1917), Lyon, Archipel Centre de culture urbaine (Lyon) et les Éditions Deux-cent-cinq , 2019.
Fac-similé de l’exemplaire original de 1917, introduit par François Chaslin, architecte et critique d’architecture, et Thierry Paquot, philosophe et urbaniste.
Marie-Hélène Parizeau et Soheil Kash (dir.), La société robotisée – Enjeux éthiques et politiques, Presses de l’Université Laval, Québec, Canada, 2019.
Une vingtaine d’auteurs, dont les philosophes Jean-Michel Besnier, Vanessa Nurock ou Catherine Larrère, y discutent toutes les facettes de la place des robots dans notre société face aux hommes, à leurs défis technologiques ou éthiques, face à leurs responsabilités, face aux animaux ou à l’environnement.
Un compte rendu de lecture par Guillaume Carnino paraîtra dans le n°12 d’Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines (juin 2020).
Anne-Laure Carré et Sophie Lagabrielle (dir.), Flacons, fioles et fiasques : de l’Antiquité à nos jours, actes du troisième colloque international de l’association Verre & histoire, Rouen-Vallée de la Bresle, 4-6 avril 2013, Paris, Verre & histoire, 2019, 232 pages.
Compte rendu de lecture par Laëtitia ZICAVO dans Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines n°12, en cours de parution (juin 2020)